Paul Desfosses

Résumé

Paul Desfosses Petite chirurgie pratique (1914)

La main droite
prend point d'appui sur les téguments du malade par l'annulaire et le petit doigt, et tenant l'instrument comme une plume à écrire, d'un mouvement net et rapide, elle trace sur la peau une série d'incisions parallèles qu'on croise immédiatement d'une autre série. Le mouvement doit se passer tout
entier dans la main sans participation ni du coude ni de l'épaule.
La scarification est suivie d'une hémorragie en nappe ordinairement insignifiante, le pansement le plus simple, un peu de gaze ou d'ouate hydrophile suffit pour arrêter ce suintement.
Source : Gallica

Paul Desfosses Petite chirurgie pratique (1914)

Dans une plaie, les micro-organismes ne sont pas disposés à la surface, en semis ; mais ils sont plus ou moins enfouis dans les tissus, enrobés dans les caillots sanguins, inclus dans des masses graisseuses; l'antiseptique passe sur eux sans les atteindre. Que l'on prenne, dit Schimmelbusch, des fils de soie chargés de microcoques pathogènes, qu'on les imprègne d'huile, on peut les exposer ensuite des semaines et des mois aux solutions les plus concentrées d'acide phénique ou de sublimé, les germes resteront intacts.
Source : Gallica

Paul Desfosses Petite chirurgie pratique (1914)

L'étude du pouls en chirurgie a une importance capitale aussi bien pour le diagnostic que pour le pronostic, elle est plus importante que l'étude de la température. Toute infirmière placée auprès d'un opéré, devra surveiller soigneusement l'état du pouls. Immédiatement après l'opération, un pouls, qui devient rapidement petit, faible, fréquent, surtout s'il coïncide avec la pâleur de la face, une soif d'air, de la dyspnée, est un signe d'hémorragie, et la garde-malade qui le constate devra s'empresser de mander le chirurgien.
Source : Gallica

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