Gardemalade

Définition et enjeux

Portrait de Armand de Melun Armand de Melun,  Vie de la soeur Rosalie, fille de la Charité (1857)

“ Sa main puissante se retrouve dans chaque fondation pieuse de son siècle, son esprit dans chaque oeuvre charitable, et il marque tout ce qu'il touche du sceau de la durée et de l'empreinte de la grandeur. Mais jamais il ne fut mieux inspiré de Dieu que le jour où, frappé de toutes les privations imposées aux pauvres, il voulut leur donner, en une seule personne, la piété et la ferveur de la religieuse, l'expérience du médecin, les soins de la gardemalade, l'affection de la mère, la patience éclairée de l'institutrice, l'humble dévouement de la servante, et créa pour eux la soeur de la Charité. ”
Source : Gallica

Louis Eugène Bertrand,  Art de soigner les malades, ou Traité des connaissances nécessaires aux personnes qui veulent donner des soins aux malades… (1844)

“ Souvent il arrive que la marche ordinaire d'une maladie est interrompue par des accidents ou des crises qui se produisent soudain de la manière la plus imprévue : c'est ainsi que surviennent des hémorrhagies nasales, des flux hémorroïdal, menstruel, des vomissements de bile, de sang, des sueurs abondantes et critiques, des diarrhées, une éruption cutanée, un redoublement de fièvre, des convulsions, un accès d'hystérie, d'épilepsie, une syncope, etc., etc. Dans ces cas, le garde-malade doit de suite prévenir le médecin et suspendre, en attendant son avis, l'administration des remèdes ordonnés. ”
Source : Gallica

Louis Eugène Bertrand,  Art de soigner les malades, ou Traité des connaissances nécessaires aux personnes qui veulent donner des soins aux malades… (1844)

“ Le garde-malade doit s'attacher d'une manière toute spéciale à plaire aux malades et à gagner leur confiance. Pour arriver à ce double but, — aux mouvements d'impatience et même de brusquerie, aux moments d'humeur et de caprice, occasionnés par la maladie et la douleur, il n'opposera que la douceur et la patience ; il ranimera, soutiendra, donnera de l'espérance et de la résignation au malade abattu, désespéré, en faisant lui-même refléter sur son visage la tranquillité et l'espérance, et surtout en témoignant la plus grande confiance dans le traitement qui est prescrit. ”
Source : Gallica

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