Résumé

Samuel Bernheim Traité clinique et thérapeutique de la tuberculose pulmonaire (1893)

Mais les signes physiques ne nous donneront pas la clef du problème : que deviendra cette lésion tuberculeuse ? Comment et avec quelle rapidité évoluera-t-elle ? Le malade arrivera-t-il à la phtisie et à la mort, ou sortira-t-il vainqueur de la lutte ? Tous problèmes que le clinicien se posera sans cesse, qu'il ne résoudra pas d'après le bilan seul des symptômes physiques constatés : l'état général du malade, ses antécédents personnels, la situation d'hygiène et de fortune, le milieu ambiant, l'impression déjà produite par l'invasion bacillaire.
Source : Gallica

Samuel Bernheim Traité clinique et thérapeutique de la tuberculose pulmonaire (1893)

Le bacille de la tuberculose n'est pas non plus un microbe provenant de la transformation dans le corps d'un autre microbe banal, sous l'influence de certaines conditions morbides. Enfin il ne naît pas spontanément au sein de nos organes. Il faut donc, pour qu'une tuberculose se développe chez un individu, une condition, c'est la transmission directe du bacille agent pathogène, d'un organisme malade à un organisme sain. Voilà la cause unique de toute tuberculose : la contagion.
Source : Gallica

Samuel Bernheim Traité clinique et thérapeutique de la tuberculose pulmonaire (1893)

Certains animaux deviennent fatalement tuberculeux quand ils sont pour une cause ou une autre contagionnés par des bacilles : d'autres ne le deviennent qu'exceptionnellement et dans certaines conditions ; quelques-uns enfin ne le deviennent pas du tout.
L'homme se comporte donc comme ces animaux : il faut des conditions spéciales pour que son organisme soit fertile. La tuberculose est contagieuse, mais la contamination n'est pas fatale. Et c'est là que nous devons faire, en entier, l'étude de ces causes si nombreuses et si complexes, qui rendent un organisme réceptible pour la tuberculose.
Source : Gallica

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