Résumé

Isidore Bricheteau Traité sur les maladies chroniques qui ont leur siège dans les organes de l'appareil respiratoire… (1851)

Plus tard encore, dans la dernière période de l'angine pectorale, le malade se trouvant affaibli, les accès deviennent plus graves, les suffocations plus imminentes ; une sueur froide les accompagne, les extrémités pâlissent, s'engourdissent, perdent même le sentiment et le mouvement. Malgré l'intensité toujours croissante du mal, il y a néanmoins, comme auparavant, des intervalles de tranquillité d'une longue durée, où le malade jouit d'une bonne santé, respire facilement et ne s'inquiète pas de son état, à moins qu'il ne lui ait été fait d'imprudentes révélations sur l'issue de sa maladie.
Source : Gallica

Isidore Bricheteau Traité sur les maladies chroniques qui ont leur siège dans les organes de l'appareil respiratoire… (1851)

L'air, d'abord stagnant dans le tissu interlobulaire du poumon, s'y accumule par de nouvelles quantités successivement surajoutées forme des foyers à l'intérieur du parenchyme pulmonaire ou sous la plèvre. Quand on se rend compte de l'impulsion non interrompue de l'air inspiré, de la puissance expulsive des organes respiratoires, on conçoit alors combien il faut de temps pour que le poumon s'infiltre presque en entier, ou qu'il se développe, sous la plèvre pulmonaire, de vastes foyers capables de produire à la longue l'asphyxie.
Source : Gallica

Isidore Bricheteau Traité sur les maladies chroniques qui ont leur siège dans les organes de l'appareil respiratoire… (1851)

La continuité de la toux, les efforts qu'elle entraîne par des causes étrangères à la bronchite, concourent à produire l'emphysème qu'on confond quelquefois avec la maladie qui nous occupe. Les malades contribuent eux-mêmes à cette méprise en disant qu'ils sont atteints depuis longues années de catarrhe, de rhume de poitrine. La bronchite chronique ne dégénère point en phthisie pulmonaire, comme on l'a prétendu pendant longtemps; des pays où les affections catarrhales des bronches sont endémiques, n'ont pas plus de phthisiques que les pays les plus sains.
Source : Gallica

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