Alfred Jarry,
Les Minutes de sable mémorial
(1894 et 1895)
“ Et j’écoute dilettante le râle, prologue ouvrant le concert qui m’enchante ; le râle est comme un train qui vibre au loin et surtout comme un cadavre dans un tonneau roulant de l’horizon jusqu’à mes pieds du haut d’une montagne. Et toutes les forces de celui qui va mourir orchestrent ce râle sublime, et ses yeux qui voient les lendemains sont fermés aux deux oiseaux symétriques, mes frères, claquant du bec et toussotant par avance sur le lit déjà funéraire. ”
