Louise Colet,
Ces petits messieurs
“ Béatrix sourit à cette phrase triplement et habilement combinée : déprécier une femme qu’on n’aime plus flatte celle à qui l’on veut plaire ; comparer à une beauté accomplie, idéalisée par le génie d’un peintre, une beauté mûre et fanée, c’est distiller une douceur alléchante ; traiter de vieillards un mari et surtout un amant, c’est un défi à l’orgueil féminin ; car, attester ce qu’elle vaut par la valeur de ceux qu’elle conquiert, est en amour une des plus vives préoccupations de la femme. Sent-elle qu’elle est amoindrie par son choix, elle est bien près d’être infidèle. ”
