Joseph Raîche, Au creux des sillons
“ Paul Corriveau ouvrit la danse avec Jeanne Lamarre. Tout le monde les admirait. Ils étaient beaux, l’un et l’autre, lui avec son teint bruni, elle avec sa robe de toile frangée de laine, son corsage enjolivé de points d’aiguille. Tout le monde danse, jeunes et vieux. Les jeunes dansaient les quadrilles qui étaient une danse nouvelle, les vieux les cotillons, les pavanes, les bourrées. On fit même danser un vieux et une vieille de quatre-vingts ans. C’était un spectacle attendrissant et joyeux que de voir ces braves gens démener leurs vieilles jambes, toutes raides des durs travaux de la vie. ”
