Damase Potvin

Damase Potvin

Résumé

Portrait de Damase Potvin Damase Potvin L’appel de la terre

Poussé par les hasards de sa course sans but, Paul Duval se surprit à gravir la Montagne. Il se trouva bientôt au sommet de cette merveille aimée des Montréalais.
Le banc où il s’affala, fourbu et fatigué, le vit en proie à la plus noire mélancolie. Il s’effraya à l’aspect vue de cette monstrueuse ville à ses pieds.
Dans une gloire automnale où le soleil accentuait en ourlets de lumière les saillies des édifices, le grand paysage de pierres, d’asphalte, de briques et de bois se déployait en lignes nettes avec tous les saisissants caprices de ses reliefs.
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Portrait de Damase Potvin Damase Potvin L’appel de la terre

Le brave homme prit son courage à deux mains et entra de plein pied dans la question. Il savait, au reste, par expérience, que les détours ne prenaient pas avec sa fille. Il jeta un regard effaré sur sa femme, puis, sans lever les yeux sur Blanche :
« Fillette, » dit-il, « M. Vandry vient de me demander la main de Mademoiselle Blanche Davis... Voyons, Blanche, ne voudrais-tu pas devenir Madame Gaston Vandry... C’est un jeune homme d’avenir, tu l’as dit souvent... et je suis sûr qu’il te rendra la plus heureuse des femmes. »
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Portrait de Damase Potvin Damase Potvin L’appel de la terre

Paul Duval croyait que l’on aurait le temps de traverser la Baie et le Saguenay et de gagner les grèves de Tadoussac, en usant à la fois et de la voile et des rames. Mais la voile était inutile et quand Paul l’étendit aucun souffle ne vint la gonfler. On décida quand même de partir ; les trois hommes firent force de rames.
Un premier éclair traversa le ciel et un long grondement de tonnerre se fit entendre du fond de l’horizon. Un coup de vent subit fit frissonner l’eau de la baie devenue tout noire ; un second éclair crépita en même temps qu’un coup vif de la foudre.
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