Damase Potvin,
L’appel de la terre
“ Poussé par les hasards de sa course sans but, Paul Duval se surprit à gravir la Montagne. Il se trouva bientôt au sommet de cette merveille aimée des Montréalais. Le banc où il s’affala, fourbu et fatigué, le vit en proie à la plus noire mélancolie. Il s’effraya à l’aspect vue de cette monstrueuse ville à ses pieds. Dans une gloire automnale où le soleil accentuait en ourlets de lumière les saillies des édifices, le grand paysage de pierres, d’asphalte, de briques et de bois se déployait en lignes nettes avec tous les saisissants caprices de ses reliefs. ”
