Réveillon

Définition et enjeux

Portrait de Alphonse Daudet Alphonse Daudet,  Le Petit Chose (1873)

“ LE RÊVE
— Regarde donc, Daniel, me dit ma mère Jacques quand nous entrâmes dans la chambre de l'hôtel Pilois, c'est comme la nuit de ton arrivée à Paris!
Comme cette nuit-là, en effet, un joli réveillon nous attendait sur une nappe bien blanche : le pâté sentait bon, le vin avait l'air vénérable, la flamme claire des bougies riait au fond des verres... Et pourtant, et pourtant, ce n'était plus la même chose ! Il y a des bonheurs qu'on ne recommence pas. Le réveillon était le même
”
Source : Gallica

Portrait de Paul Arène Paul Arène,  Nouveaux contes de Noël (1890)

“ Alors je me rappelai les réveillons de ma gourmande jeunesse, l’aïeul présidant la table et arrosant de vin nouveau la grande bûche calendale ; je vis les plats fumants, la nappe blanche, la flamme dansant dans les faïences et les pots d’étain du dressoir, et de me trouver ainsi seul avec Barrabas, quand tout le monde était en fête devant un maigre feu, avec une maigre racine et une cruche d’eau en train de geler, soudain une tristesse me prit, je m’écriai : « Quel réveillon ! » ”
Source : Gutenberg

Portrait de Victor Fournel Victor Fournel,  Les rues du vieux Paris : galerie populaire et pittoresque (1879)

“ Que nous reste-t-il aujourd'hui du vieux Noël populaire et des coutumes qu'il ramenait chaque année? Il en reste d'abord et surtout le réveillon, dégénérescence et déviation des réjouissances de nos pères. Les fidèles du réveillon se recrutent principalement parmi ceux qui ne connaissent guère que de réputation la messe de minuit. C'est le renversement de l'axiome latin : sublatâ causâ, tollilur effectus; on réveillonne d'autant plus qu'on en a moins besoin. ”
Source : Gallica

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