Georges Flayeux, Légendes et souvenirs des Hautes-Vosges (1902)
“ Le temps efface tout ; il emporta bientôt ce souci sur ses ailes . Quelques années plus tard on n' y pensait plus . Odette en grandissant réalisait les belles et brillantes qualités dont l' avaient dotée ses mystérieuses marraines . Elle semblait ciselée de lumière et d' or . C' était bien la fleur de la montagne , nourrie de soleil et de grand air , épanouissant les roses de sa corolle sur une tige souple et gracieuse . Mais le souffle des fées avaient jeté là-dessus je ne sais quel reflet mystérieux , subtil comme le parfum du lys , capiteux comme l' arôme de la bruyère sauvage . ”
