Résumé

Georges Flayeux Légendes et souvenirs des Hautes-Vosges (1902)

Le temps efface tout ; il emporta bientôt ce souci sur ses ailes . Quelques années plus tard on n' y pensait plus . Odette en grandissant réalisait les belles et brillantes qualités dont l' avaient dotée ses mystérieuses marraines . Elle semblait ciselée de lumière et d' or . C' était bien la fleur de la montagne , nourrie de soleil et de grand air , épanouissant les roses de sa corolle sur une tige souple et gracieuse . Mais le souffle des fées avaient jeté là-dessus je ne sais quel reflet mystérieux , subtil comme le parfum du lys , capiteux comme l' arôme de la bruyère sauvage .
Source : Gallica

Georges Flayeux Légendes et souvenirs des Hautes-Vosges (1902)

Odette , il vous reste au monde une amie ! Ne devinez -vous pas en moi la fée Turquoise qui assista à votre baptême ? Le don des larmes que vos parents ont refusé pour vous , vous eût épargné bien des humiliations et une partie des souffrances dont vous venez de faire la cruelle expérience . La beauté , la grandeur , la gloire fatalement excitent la jalousie , et la jalousie fait souffrir l' âme qu' elle atteint et celle qu' elle poursuit . Même avec les dons de mes deux compagnes , vous ne pouviez trouver ici-bas un bonheur sans mélange : il n' existe
que là-haut !
Source : Gallica

Georges Flayeux Légendes et souvenirs des Hautes-Vosges (1902)

La tristesse la minait , les larmes bouillonnaient dans son cœur jusqu' à la faire éclater , comme une machine qu' on a oublié de doter d' une soupape de sûreté . Elle avait le sentiment de son impuissance elle appréhendait l' explosion de cette pauvre machine humaine qui servait d' enveloppe à son âme que le chagrin détraque , quand il ne l' a tue pas .
Il tue plutôt l' homme , la femme il la vieillit . Odette en fit l' expérience . Malgré tous ses efforts son sourire n' était plus spontané ni son regard radieux leur empire déclinait rapidement .
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature