Caroline Liais

Résumé

Caroline Liais La mer, la forêt, la montagne (1897)

Et la brave petite fée se mit courageusement au travail, elle appela à son aide le soleil et tous les zéphirs de la forêt. Au bout de quelques semaines, tout ce monde avait si bien soufflé, si bien chauffé que la neige était fondue. La terre, crevassée par le froid, fermait ses plaies et se gonflait d'aise.
Alors Vivette, par des moyens connus d'elle seule, par des philtres dont les fées gardent le secret, versa à chacun de ses sujets une liqueur, appelée sève, qui le fit tressaillir des pieds à la
tête et réchauffa son sang jusqu'à la pointe de ses plus petites branches.
Source : Gallica

Caroline Liais La mer, la forêt, la montagne (1897)

Je vais vous dire tout de suite comment se nomme l'endroit où je vous ai menés, c'est la Foret. Ne craignez pas, il n'y a ni loups ni voleurs. Avancez un peu, vous allez sentir votre esprit délivré de toute inquiétude. Sans savoir pourquoi, vous allez avoir envie de sauter, de courir; votre poitrine bondira, un joyeux rire viendra, presque malgré vous, éclater sur vos lèvres. C'est le premier bienfait de ces beaux géants verts, qui puisent dans l'air, pour s'en nourrir, tout ce qui est nuisible à votre respiration 1, et dégagent, au contraire, ce qui est utile et sain pour vous 2.
Source : Gallica

Caroline Liais La mer, la forêt, la montagne (1897)

« Je vous entends, mes petites fées. Dansez, vaucluses et bouillidous; chantez, foux, couses et douix, prenez vos ébats dans la lumière et la liberté jusqu'au détour du chemin où l'homme vous guette pour vous faire prisonnières ! »
C'est dans la montagne que l'eau triomphe; c'est là qu'elle se promène, court, bondit, s'élance, s'égrène en cascades ou s'endort en nappes tranquilles; c'est là qu'elle chemine en longs voiles de gaze transparente ou rayée des mille couleurs de l'arc-en-ciel. La magicienne explore en riant les ravins et les abîmes.
Source : Gallica

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