Caroline Liais, La mer, la forêt, la montagne (1897)
“ Et la brave petite fée se mit courageusement au travail, elle appela à son aide le soleil et tous les zéphirs de la forêt. Au bout de quelques semaines, tout ce monde avait si bien soufflé, si bien chauffé que la neige était fondue. La terre, crevassée par le froid, fermait ses plaies et se gonflait d'aise. Alors Vivette, par des moyens connus d'elle seule, par des philtres dont les fées gardent le secret, versa à chacun de ses sujets une liqueur, appelée sève, qui le fit tressaillir des pieds à la tête et réchauffa son sang jusqu'à la pointe de ses plus petites branches. ”
