Résumé

Ludovic ou Le jeune voyageur en Suisse (1830)

Maintenant, mes chers amis, nous voici transplantés à Lausanne, moi plein de santé, et autour de moi mon père, ma sœur et Catherine qui se réjouissent de me voir si robuste et si fort, du reste je suis toujours comme sur le trépied et l'inspiration me déborde de toutes parts. Je crois, mes chers amis, qu'on peut fort bien être poète sans faire des vers.
La situation de Lausanne ressemble, dit-on, à celle de Jérusalem. Cette ville est bâtie sur trois collines à demi-lieue du lac. Les pentes sont si escarpées, que les chevaux, traînant une voiture, n'y montent qu'avec peine.
Source : Gallica

Ludovic ou Le jeune voyageur en Suisse (1830)

Mais tout à coup nous fûmes frappés agréablement de l'aspect imprévu d'un vallon charmant, et de nombre d'habitations sur le penchant des collines, au pied des sommets des glaciers les plus raenaçans : telle est la vallée de Castre, l'une des plus belles des Alpes. C'est au moins le séjour de la paix : les habitans n'y ont que les désirs -et les besoins d'une vie simple et frugale ; l'usage du pain leur est presque inconnu, et ceux qui en ont mangé, hors de leur vallée, le regardent comme une friandise dont l'homme doit se passer.
Source : Gallica

Ludovic ou Le jeune voyageur en Suisse (1830)

Sa campagne, arrosée par le Rhône et la rivière d'Arve, est couverte d'un nombre infini de maisons de plaisance , qui annoncent l'opulence des habitans.
Le fond de ce tableau romantique présente les glaciers de Savoie, domines par le Mont-Blanc, colosse immense, le siège de l'hiver et des frimas : sa tête s'élève sur un amas de montagnes et sur une étendue de cent lieues, et ses rameaux blanchis se prolongent au fond des plus belles vallées.
Le voisinage de tant de montagnes rend la température de Genève très rigoureuse l'hiver, et très chaude en été
Source : Gallica

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