George Mallet

Résumé

George Mallet Le Tour du lac de Genève (1824)

C'est en aveugle que l'homme pénètre dans le sein de la terre ; peut-être une source abondante coule-t-elle à peu de distance de la galerie, où le mineur, le marteau à la main, à la lueur d'une lampe, sape lentement le rocher ; peut-être jaillit-elle à peu de distance du sol, tandis qu'on la cherche à une immense profondeur ; peut-être cette masse de sel, l'objet de tous les vœux, de tous les projets, de tous les travaux, n'est-elle pas bien éloignée du lieu où l'on discute sur son existence.
Source : Gallica

George Mallet Le Tour du lac de Genève (1824)

LE soleil penchait vers l'horizon, et dorait les flots légèrement agités du lac, les maisons blanches de la ville de Thonon se déssinaient sur les collines boisées des Allinges, des groupes de promeneurs parcouraient la route qui conduit à l'ancien monastère de Ripaille et couvraient les pentes qui s'étendent jusqu'au bord du lac. Un vieillard qui paraît étranger les devance, il heurte à la porte de l'édifice ; admis dans l'intérieur du parc, il parcourt seul les prairies et les forêts de chênes, s'arrêtant souvent comme retenu par d'anciens souvenirs.
Source : Gallica

George Mallet Le Tour du lac de Genève (1824)

Le pêcheur juge de la hauteur à laquelle il doit se placer en voyant paraître sur la côte un clocher ou une maison qui lui sert de repère, il s'arrête et s'endort dans son bateau en attendant que l'obscurité lui permette de commencer son travail. Alors du rivage ou entend le mouvement de l'eau, et le bruit de la masse qui refoule le poisson. Le Dimanche la pêche ne commence qu'à minuit; lorsque le ciel est pur, ou que la lune est sur l'horizon, elle est ordinairement peu productive, c'est dans les mauvais temps
qu'on a le plus de chance de succès.
Source : Gallica

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