Alfred de Bougy

Résumé

Alfred de Bougy Le Tour du Léman

C’est du côté de Rolle qu’on admire le lac de Genève ; pour moi je ne veux pas en décider, mais c’est à Vévey, à Chillon surtout, que je le trouve dans toute sa beauté. Que n’y a-t-il dans cet admirable bassin, à la vue de la dent de Jamant, de l’aiguille du Midi et des neiges du Vélan, là, devant les rochers de Meillerie, un sommet sortant des eaux, une île escarpée, bien ombragée, de difficile accès ; et dans cette île, deux maisons, trois au plus ! Je n’irais pas plus loin ! Pourquoi la nature ne contient-elle presque jamais ce que notre imagination compose pour nos besoins ?
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Alfred de Bougy Le Tour du Léman

On nous peint le prieur de Saint-Victor sous les traits d’un lettré, d’un érudit, d’un homme du monde, aimable, fin, naïf, plein d’abandon, en dehors de l’agitation populaire, ayant peu d’inclination pour Berthelier, pour Hugues et les autres meneurs de la ville, s’adonnant à l’étude, s’abandonnant à la méditation, rassemblant avec amour, dans la retraite, les documents épars de sa chronique de Genève ; ne flattant jamais ses concitoyens, leur disant crument la vérité, fuyant les clubs, plein d’un dévouement réel pour la ville, mais assez peu soucieux de popularité.
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Alfred de Bougy Le Tour du Léman

Puis tout ce qu’une mémoire facile lui prodiguait de souvenirs, tout ce qu’une imagination féconde lui prêtait d’harmonies et lui versait de couleurs, c’était un monde de vieilles et de nouvelles aventures, souvent d’ingénieuses rêveries, souvent aussi de nobles pensées et de pures consolations. Avec cela vraie nature de poëte ; pourvu qu’il raconte et qu’il chante, il lui suffit. Il ne sait pas finir quand il parle de lui-même, moins encore quand il parle de Genève. Du restant et surtout de son bien et de son revenu, Bonnivard ne se soucie ; Dieu et Genève y pourvoiront.....
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