Marteau

Définition et enjeux

Portrait de Charles-Théophile Féret Charles-Théophile Féret,  Le Bourdeau des neuf pucelles

“ MARTEAU DE PORTE
Le dos tourné, grassette et ronde, le crin roux,
La petite servante, avec un branle doux
Qui fait rouler sa croupe et danser ses genoux,
Frotte, à l’huis, le marteau dont je me sens jaloux.
C’est un petit serpent en figure de guivre.
Il s’éclaire, amoureux de la main qui délivre
Le rayon endormi dans son âme de cuivre,
Et l’on sent qu’en ces doigts de rose il voudrait vivre.
Symbole du désir qui n’en vient pas au fait,
Cependant qu’il demeure, amant insatisfait,
A heurter comme on dit la porte du buffet,
Je regarde la belle main qui le maltraite
Et le choie
”
Source : Gutenberg

X. Marmier,  Revue des Deux Mondes

“ Apportez-moi, s’écrie-t-il, le marteau d’or ; je l’abandonne volontiers, pourvu que je sois séparé d’une telle fiancée, à ma honte, ou à mon honneur. Huit guerriers apportent sur un arbre le marteau, et le posent en travers sur les genoux du vieillard. Celui-ci le prend, le manie comme une verge, et frappe le monstrueux Tolpel, puis ses compagnons. Tous les hôtes réunis, tous les hommes du Nord en pâlissent d’effroi, et reçoivent des coups de marteau et de mortelles blessures. ”
Source : Wikisource

Portrait de Richard Cortambert Richard Cortambert,  Moeurs et caractères des peuples… (1890)

“ A un signal du contre-maître, le gros marteau descend doucement comme pour marquer la place où il va frapper ; il remonte, se laisse brusquement tomber : on dirait que la foudre éclate devant vous, et de loin on entend ce grondement que vous avez pris pour celui du canon; les étincelles jaillissent comme un immense feu d'artifice; l'acier est broyé, réduit en pâte. ”
Source : Gallica

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