Vélin

Définition et enjeux

Émile-Auguste Bégin Le Moyen-âge et la Renaissance… (1849)

Le grammairien Cratès, ambassadeur d'Eumènes à Rome, passait pour avoir inventé le vélin.
Le vélin et le parchemin de l'antiquité ne différaient guère sans doute de ceux du Moyen Age, quoique les procédés de fabrication des anciens ne nous soient pas connus. Le parchemin ordinaire est une peau de mouton, de brebis ou d'agneau, passée à la chaux, écharnée, raturée, adoucie à la pierre ponce ; ses principales qualités sont la blancheur, la finesse et la roideur
Source : Gallica

Portrait de Louis-Sébastien Lenormand Louis-Sébastien Lenormand Manuel-Roret du relieur

Quant au vélin, il ne se fait pas toujours avec des peaux de veau, comme son nom pourrait le faire croire. On emploie indistinctement les peaux de mouton, de chèvre, de veau mort-né et de veau de moyenne force, et, suivant la peau qu’on a choisie, on l’appelle vélin mouton, vélin chèvre, vélin veau, etc. C’est un parchemin ordinaire, mais de qualité supérieure, qui a été raturé des deux côtés, amené partout à une épaisseur parfaitement égale, travaillé avec le plus grand soin, et enfin enduit d’une bouillie de blanc d’argent et de colle de peau. On en fait usage pour peindre et pour écrire.
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