Francis Vielé-Griffin

Francis Vielé-Griffin

Résumé

Portrait de Francis Vielé-Griffin Francis Vielé-Griffin La légende ailée de Wieland le forgeron (1900)

Auprès de sa forge refroidie?
N'a-t-il eu son été ?
Et l'orgueil des midis ?
Et qu'en a-t-il fait... ?
Qu'importe de lui dans la longue nuit?
Qu'importe de lui dans l'éternité ? »
« Nous sommes telles que les feuilles Que le vent d'automne cueille
— Qui peut faire et défaire les jours ? — Nous sommes telles que les cygnes ; Leur pâle essor nous fait signe ;
La nuit s'en vient et le jour se résigne
— Qu'espéraient-ils de l'amour ? — Nous sommes comme une écume Au large de la mer éternelle ; Qu'importe ce que nous fûmes; Nous sommes de blanches ailes... »
Source : Gallica

Portrait de Francis Vielé-Griffin Francis Vielé-Griffin La légende ailée de Wieland le forgeron (1900)

Si l'or né de la chair ne va fondre à sa flamme,
Ce métal imparfait dont il para la femme,
Et s'il n'a façonné un diadème indigne
De tant de royauté...
... Car la fille-cygne
Rit haut de sa voix claire,
Qui trille et monte !
Wieland en est meurtri jusqu'en sa chair,
Pousse un soupir et désespère,
Et s'éveille à la honte...
Car ainsi va le conte :
Cependant que Wieland rêvait de son art, D'aucunes gens du roi de Scanie, Nodune, Vinrent à passer par là sur le tard, Les cuirasses cloutées brillaient au clair de lune Mais leurs pas s'étouffaient dans la neige neuve
Source : Gallica

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