Louis Pergaud,
L'herbe d'avril : poèmes
(1908)
“ Suis la vie inquiète au flux de son caprice Qui va roulant sans cesse en ses berges de songe L' eau pure des vertus et l' écume des vices Au bon néant , vengeur de l' éternel mensonge ; Suis ces poètes fous et laurés de soleil Qui vont dans les sentiers en poèmes fertiles Glaner , ivres de rêve à leur matin vermeil , L' églogue aux verts cheveux qu' a moissonnée Virgile ; Chante la mer grondante et qui charme les forts . Centaures d' infini , sans repos ni sans peur Qui cherchent à l' Ennui , à la Femme , au Remords Sur ses flots le remède aux sept plaies de leur cœur . ”
