Floris Delattre, Le verger défleuri... (1905)
“ J'ai quitté les sentiers étroits de ma jeunesse Où mon cœur imprécis buissonna trop longtemps Parmi les fleurs de songe et de lâche paresse... Devant moi s'ouvre la grand'route infiniment, Frissonnante d'aurore, et de l'activité Des laboureurs qui s'en retournent vers leurs champs Et leur grave travail quotidien et fort ; La nuit a rafraîchi la vigueur de leur corps ; Et chacun, dans l'émoi du printemps revenu, Sent vibrer, en son cœur sonore et ingénu, En son cœur ignorant des faiblesses du rêve, Comme une saine odeur de travail et de sève. ”
