Victor de Laprade,
Hermann, poème
“ Cet escalier des monts par où descend l’aurore; Chacun de ses degrés offre au cœur agrandi L’image et le conseil d’un travail plus hardi. Plus haut, toujours plus haut! Sur le glacier bleuâtre Le chasseur est debout. Les taureaux et le pâtre Apparaissent, là-bas, au soleil endormis, Noirs sur les plateaux verts et tels que des fourmis. L’ardent chasseur bondit au bord des précipices; Un chemin sans péril est pour lui sans délices. Il aime à respirer, sur la neige des monts, Un air qui brûlerait nos débiles poumons. ”
