Marthe de Libermont, Au loin, 1914-1916 (1916)
“ L'Aurore ce matin vêtue de nuées roses, Essaye déjà sa robe d'apothéose, La montagne frissonne sous un vent d'orgueil Qui dissout dans l'éther les nuages de deuil, Et le soleil dont ma patrie s'embrase toute, A l'Aube comme du sang tombe goutte à goutte. Sur un coursier divin que rien ne retiendra France ! tu vas monter si Haut que tu voudras ; Symbole d'Harmonie ! Tu défends l'Univers en défendant ta vie ; Ta gloire au firmament jette un éclat si pur, Qu'elle fait baisser même les yeux de l'azur. A l'horizon ruisselle La première clarté D'où va naître l'universelle Liberté. ”
