La Vie cachée (1924)
“ Dieu t'impose la vie, O mon pauvre coeur douloureux ! La mort t'eût paru délivrance... Dieu l'appelle : désertion. Sous l'écrasante croix, avance, Comme ton Sauveur à Sion. Va, sur la douloureuse voie, Sanglant, blessé, vers Golgotha. Le bonheur, c'est Dieu qui l'envoie, Et c'est sa main qui te l'ôta. Ne te révolte point; révère Ce que son amour a permis; Et, regardant vers le Calvaire, Adore, brisé mais soumis. Parmi la foule aux mille fièvres, Dont l'égoïsme fait la loi, Passe, un sourire sur les lèvres... Ton deuil est à toi, rien qu'à toi. Ne te plains pas ; à qui te plaindre? ”
