Résumé

La Vie cachée (1924)

Dieu t'impose la vie, O mon pauvre coeur douloureux !
La mort t'eût paru délivrance... Dieu l'appelle : désertion.
Sous l'écrasante croix, avance, Comme ton Sauveur à Sion.
Va, sur la douloureuse voie, Sanglant, blessé, vers Golgotha. Le bonheur, c'est Dieu qui l'envoie, Et c'est sa main qui te l'ôta.
Ne te révolte point; révère Ce que son amour a permis; Et, regardant vers le Calvaire, Adore, brisé mais soumis.
Parmi la foule aux mille fièvres,
Dont l'égoïsme fait la loi,
Passe, un sourire sur les lèvres... Ton deuil est à toi, rien qu'à toi.
Ne te plains pas ; à qui te plaindre?
Source : Gallica

La Vie cachée (1924)

Il n'est jamais trop tard pour le remords sincère ; La plus timide voix parvient au Créateur ;
Et pour que nous osions lui crier ; Abba ! Père ! Son Esprit le dicte à nos coeurs.
Béni sois-tu, mon Dieu ! sur qui tout se repose, D'avoir fait (seul le mal peut encor l'ignorer) . Notre coeur pour t'aimer par-dessus toute chose, Et notre âme pour t'adorer !
TRÈS HAUT !
J'ai suspendu mon coeur à la plus haute étoile,
Celle que n'éteint point le jour en se levant ;
Celle qu'ancun nuage, aucun brouillard ne voile, L'étoile qui guida les mages d'Orient...
Source : Gallica

La Vie cachée (1924)

Comme une étoile rouge ayant quitté le ciel Afin de te sentir, dans l'ombre, plus près d'elle.
Sous les arceaux romans de l'antique chapelle, Les siècles ont chanté ton amour éternel,
O Père ! en t'apportant leurs larmes, leurs appels, Et l'indomptable espoir dont tu ouvres les ailes.
Et mon coeur s'est, dans l'ombre sainte, prosterné. Sur de chers bonheurs morts à jamais réfermé, Il n'a plus qu'un désir sur terre : ton service. Remplis-le de lumière, ô Toi qui l'as gardé ! Fais-en, Seigneur, la lampe au bord du précipice. Et qu'on te sente près quand on l'a regardé.
Source : Gallica

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