François Ferricelli

Résumé

François Ferricelli Mes poésies (1929)

Laisse-moi fuir, mon Dieu, dans les champs de l'espace Vois, dans ce monde affreux tout brille et tout s'efface L'oiseau, témoin heureux de la splendeur du jour La fleur et son parfum, le coeur et son amour. Pourquoi donc s'attacher aux rêves éphémères Qu'anéantit le temps, que troublent les misères ? Pourquoi donc arracher à ce champ désolé Ces biens que le destin frappe avant d'immoler.
Le souffle de la nuit emporte ma prière Mais je me sens moins seul dans la nuit solitaire Car dans le ciel profond, dans le ciel sans adieu L'espoir étend son aile et monte jusqu'à Dieu.
Source : Gallica

François Ferricelli Mes poésies (1929)

Dans l'azur infini se balançait l'étoile
Dont le rayon mourait sur la, vague d'opale ;
L'étoile que mon rêve éloignait d'une lieue.
Je regardais la mer, et le ciel et la terre ;
Mon rêve se berçait dans le divin mystère,
Et le chant du pêcheur montait dans la nuit bleue.
LE SERPENT
Objet d'horreur, dis-moi : est-ce ta forme hideuse Qui fait peur aux humains passant auprès de toi ? Est-ce pour ton regard, pour ta bouche baveuse Qu'ils te frappent, remplis de dégoût et d'effroi ?
Pauvre maudit, tu vas ta route ténébreuse.
Pour l'homme et le serpent, le destin a des lois.
Source : Gallica

François Ferricelli Mes poésies (1929)

Pour nous faire adorer, dans le fond de notre âme, L'éternelle clarté, là-haut.
L'étoile dans l'azur est pâle et chancelante, Le souffle de la nuit, d'une caresse ardente,
Vient effeuiller le coeur de la timide amante.
L'ombre de l'orient roule, mystérieuse,
Et se pose légère aux herbes des sentiers Tandis qu'au bord des eaux: la lune curieuse Joue avec les grands peupliers
l'étoile a tissé des voiles de lumière Dans le brillant espace où se pâme la nuit Et la terre apaisée élève sa prière A l'immensité qui reluit.
Source : Gallica

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