François Ferricelli, Mes poésies (1929)
“ Laisse-moi fuir, mon Dieu, dans les champs de l'espace Vois, dans ce monde affreux tout brille et tout s'efface L'oiseau, témoin heureux de la splendeur du jour La fleur et son parfum, le coeur et son amour. Pourquoi donc s'attacher aux rêves éphémères Qu'anéantit le temps, que troublent les misères ? Pourquoi donc arracher à ce champ désolé Ces biens que le destin frappe avant d'immoler. Le souffle de la nuit emporte ma prière Mais je me sens moins seul dans la nuit solitaire Car dans le ciel profond, dans le ciel sans adieu L'espoir étend son aile et monte jusqu'à Dieu. ”
