L. Marteau

Résumé

L. Marteau Au gré du Vent, poésies (1931)

Es-tu, pilote, un des héros Combattants de la grande guerre ? Portant la foudre et le drapeau De la belle France, ta mère ?
Es-tu quelque grand curieux, De l'azur essayant la route ? Comptes-tu visiter les cieux ?
Es-tu le savant qu'on écoute ?
Homme, perdu dans l'univers, Quand tu t'élances dans l'espace, Maître des flots, maître des airs, Quelle est ta force et ton audace !
La fable avait ses demi-dieux. Le demi-dieu, c'est le génie, Conquérant la terre et les cieux, Montant toujours, gloire infinie !
Car, en toi, l'astre qui grandir,
C'est la lumière de Dieu même
Source : Gallica

L. Marteau Au gré du Vent, poésies (1931)

O sainte et divine espérance, Soutiens et parfume mon coeur, Pour que, sans aigreur et sans haine, Je souffre les maux d'ici-bas, Et l'injustice, et cette chaîne Entravant chacun de nos pas ;
Pour que, rêvant d'une autre vie, Je puisse, ici, sourire encor,
Sans que mon coeur sente l'Envie Tordre sur lui ses serpents d'or, De diamants et de topaze, Caméléons au froid contact ;
Pour que mon âme soit un vase Transparent comme l'eau d'un lac, Pur et blanc, comme ceux de Sèvres, Versant le baume ou le soutien ; Que ma voix, en ouvrant mes lèvres, N'enseigne jamais que le bien.
Source : Gallica

L. Marteau Au gré du Vent, poésies (1931)

Ames de ceux qu'enclôt la terre, Venez-vous errer quelquefois Dans ces vieux murs, et quel mystère Renferment les poutres de bois ?
On les entend parfois se plaindre,
Quand le vent souffle en ouragan... De vous, nous n'avons rien à craindre, Esprits qui passez dans le vent.
Mânes de ceux dont la présence Jadis anima ce logis,
Parlez, parlez dans le silence :
Vous êtes pour nous des amis.
Regardez nos berceaux si frêles,
Comme autrefois jouets du sort...
Même labeur, mânes fidèles,
Même lutte jusqu'à la mort.
L'horloge bat chaque seconde Du temps, et mesure nos jours.
Source : Gallica

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