Blanche Sari-Flégier,
La suprême espérance : poésies
(1896)
“ C'est l'écouter encor, lorsqu'elle gronde... et roule Ses impétueux flots sur les sables mouvants... Quand son écume vole au souffle âpre des vents Qui la sèment, jaloux, sur l'ondulante houle... C'est écouter l'oiseau dire, dans les gaulis, Son cantique d'amour pour l'Eternel Suprême... Laisser les papillons soupirer bas: « Je t'aime! » Aux oeillets embaumés, aux lys, d'amour pâlis... C'est admirer la fleur : Rose ou Pariétaire... C'est respirer l'encens qui monte de son coeur... C'est la laisser briller au soleil, son vainqueur, Qui la fait odorer sur le sein de la terre... ”
