Résumé

L J Rosey Petites fleurs, petits poèmes (1914)

Où le Poëte voit ce que les anges sont !....
Puis que pour compenser les maux de cette terre, Vous soulevez, pour lui, le voile du mystère Et que vous lui montrez dans la vaste beauté L'autre face du Temps qu'on nomme : Eternité Car le Poëte voit — ô vision suprême !
—Toute chose autrement que l'humanité même.
Il admire la vie et regarde au de là !....
Son rêve monte et plane — Et c'est bien pour cela
Qu'il écoute le dogme et garde toute pure
Son âme, que Dieu fit pour chanter la nature,
Et tous les idéals dont le Maître est au ciel..
Source : Gallica

L J Rosey Petites fleurs, petits poèmes (1914)

Quand le souffle du soir a passé sur son front Emportant pour sa soeur sa dernière pensée !
Fontenay-sous-Bois, Juillet
EST-CE TOI MARGUERITE ?
Etre blanche comme une fleur;
Sous le grand ciel être petite Et avoir de l'or plein son coeur C'est toi — n'est-ce pas ? Marguerite !
Se balancer au grè des vents Prendre son essor d'un coup d'aile Ainsi que les papillons blancs Marguerite n'est-ce pas elle ?
Etre insouciante de demain,
Chanter avec l'oiseau qui passe,
Boire à la source du chemin,
Courir, sans être jamais lasse !
Source : Gallica

L J Rosey Petites fleurs, petits poèmes (1914)

Ton âme si pure Je ne la vois pas ?
Navire de France Vogue sur la mer Je lui dis Pourquoi ? Beaucoup d'espérance Dans le rayon vert.
Sous la mer immense Terre où bat ton coeur Beaucoup d'espérance Pour peu de bonheur.
Mais sous la tempête Et les coups du vent ; Nous courbons la tête Nos corps bien souvent,
Et notre croyance En un Dieu puissant Donne confiance D'aller : En avant !
TON SOUVENIR . . . , AMIE.
C'est un souffle léger, qui caresse ma joue, Un baiser qui m'effleure et doucement se joue, Dans la vie un repos, un moment de loisir, Laissant ta trace d'or au rêve du désir.
Source : Gallica

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