Eugène Duez

Résumé

Eugène Duez Fleurs flétries (1875)

Ce bonheur attendu ce n'était qu'un mensonge, Elle, elle rit heureuse au nombre des Elus ! !
Ange, reviens encor, reviens sur cette terre, Viens apporter la paix à mon coeur qui languit. Oh ! viens me révéler cet aimable mystère : L'amour que j'appelais et qui, loin de moi, fuit.
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Ange ou femme, reviens me rendre l'espérance, Car, sans toi, sur la terre il n'est point de bonheur! Ange ou femme, reviens, il n'est point de souffrance Quand l'être aimé nous berce en riant sur son coeur!
Peut-on vivre ici-bas sans espoir et sans rêve? Peut-on vivre ici-bas, hélas ! sans être aimé ?
Source : Gallica

Eugène Duez Fleurs flétries (1875)

Pourquoi donc allons-nous sur cette aride terre, Où tout attriste l'âme, où tout même est mystère ; Le brin d'herbe qui croit, l'Océan qui mugit? Où sans savoir pourquoi l'on marche et l'on agit?
Pourquoi, dans notre coeur, un regard fait-il naître L'amour qui nous afflige et nous perdra peut-être? Pourquoi donc, ici-bas, tout passe comme il vient? Pourquoi, dans ces longs jours, mon âme se souvient?
Pourquoi naît-on enfant, et pourquoi la vieillesse? Pourquoi la femme est-elle encor en sa faiblesse : La puissance qui mène et qui n'obéit pas?
Source : Gallica

Eugène Duez Fleurs flétries (1875)

Sur le coeur de l'amante a reposé son coeur !... — Dans le ciel, il n'est plus de regret, de douleur 1 L'orpheline retrouve au royaume céleste Les baisers de sa mère et l'espoir envolé ! L'espoir en ce séjour se lève, luit et reste! On n'y pleure jamais, amis, j'y suis allé !... O mères! qui pleurez votre enfant, c'est un ange Que vous retrouverez dans ce ciel éternel Où s'élève notre âme, où bientôt tout se change Sous le souffle divin de ce Dieu paternel!...
Au jour resplendissant alors succède l'ombre, Aux champs les noirs rochers, au bonheur les douleurs. La flamme éclaire seule, hélas !
Source : Gallica

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