Eugène Duez, Fleurs flétries (1875)
“ Ce bonheur attendu ce n'était qu'un mensonge, Elle, elle rit heureuse au nombre des Elus ! ! Ange, reviens encor, reviens sur cette terre, Viens apporter la paix à mon coeur qui languit. Oh ! viens me révéler cet aimable mystère : L'amour que j'appelais et qui, loin de moi, fuit. 21 Ange ou femme, reviens me rendre l'espérance, Car, sans toi, sur la terre il n'est point de bonheur! Ange ou femme, reviens, il n'est point de souffrance Quand l'être aimé nous berce en riant sur son coeur! Peut-on vivre ici-bas sans espoir et sans rêve? Peut-on vivre ici-bas, hélas ! sans être aimé ? ”
