François Coppée,
Théâtre de François Coppée,...
(1897)
“ Quand on a de grands yeux noirs où l'amour pétille, Songe-t-on à Chloé sans sourire à Daphnis? Et le soir, les deux pieds devant l'âtre qui brille, Dans les vagues senteurs d'ambre ou d'amaryllis, Peut-on, quand on est femme et que l'on est gentille, Entre les coussins d'or et parmi les lapis, Peut-on rêver d'avoir pour époux et pour maître Quelque infirme, tortu comme un rameau de hêtre, Fût-il un grand génie, un artiste vainqueur ? Non ! l'amour est ingrat pour les vertus qu'il cache. Qu'un joli quidam vienne : aux crocs de sa moustache, La vierge la plus pure accrochera son coeur. ”
