François Coppée

François Coppée

Résumé

Portrait de François Coppée François Coppée Théâtre de François Coppée,... (1897)

Quand on a de grands yeux noirs où l'amour pétille, Songe-t-on à Chloé sans sourire à Daphnis?
Et le soir, les deux pieds devant l'âtre qui brille, Dans les vagues senteurs d'ambre ou d'amaryllis, Peut-on, quand on est femme et que l'on est gentille, Entre les coussins d'or et parmi les lapis,
Peut-on rêver d'avoir pour époux et pour maître Quelque infirme, tortu comme un rameau de hêtre, Fût-il un grand génie, un artiste vainqueur ?
Non ! l'amour est ingrat pour les vertus qu'il cache. Qu'un joli quidam vienne : aux crocs de sa moustache, La vierge la plus pure accrochera son coeur.
Source : Gallica

Portrait de François Coppée François Coppée Théâtre de François Coppée,... (1897)

Pourtant Cupidon, le front rempli De désespoir, pensait : « Le mal est accompli. Cette voix qui m'appelle est perverse et menteuse. Hélas ! Je ne crois plus à l'âme vertueuse... » Et l'hymne s'envolait, frémissant, éperdu, Tandis que l'Amour-Dieu, sur sa couche étendu, Pensait : « Je voudrais croire encor cette prière ; Doucement, en mon coeur s'apaise la colère. Allons ! ne soyons pas injuste ni cruel. Je pardonne à l'encens brûlé sur mon autel. »
Source : Gallica

Portrait de François Coppée François Coppée Théâtre de François Coppée,... (1897)

C'est vrai ! c'est un grand criminel ! La mort doit venger la nature. Il n'existe pas de torture, Pas de supplice assez cruel
Pour châtier un forfait tel. Mais moi qui sais ton âme pure, Et tous les tourments qu'elle endure, Je veux t'élever un autel.
Je le bâtis, avec mystère, Dans le coeur aimant et sincère Que rien n'a jamais pu flétrir.
Source : Gallica

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