Gabrielle Gorjat

Résumé

Gabrielle Gorjat Rose, ma belle amie (1983)

L'amour deviendra seul, la rose qui demeure. La puissance du monde a follement tressé La vanité, l'argent le succès pour une heure ... Ils doivent s'écrouler, mais toi reste debout ! Que t'importe l'automne où s'envole la feuille, Qu'importe dans la nuit, si l'angoisse est partout. Ne vois-tu pas revivre où plus rien ne s'endeuille La pureté du lys au seuil de l'infini...
Le paradis en toi, c'est là que rien ne tremble, C'est bien là seulement que rien ne l'a terni... N'est-il pas un pays où le bleu te ressemble ?
Source : Gallica

Gabrielle Gorjat Rose, ma belle amie (1983)

Le temps d'aimer est-il muet pour vous ?
Car c'est l'automne où la feuille se pâme Au bois doré d'un septembre trop doux.
Mais le désir éternel d'une flamme,
Au vent du Nord pourrait perdre sa foi ! N'est-il donc plus ni d'espoir ni dictame,
Au cœur qui bat dans un silence roi,
Le temps d'amour.
Demain, peut-être à l'heure qui s'endeuille ... Vous reviendrez auprès du chèvrefeuille ... Vous entendrez un appel éperdu Dans le jardin plein de nuit et de rêve ... Vous saurez bien qu'en nous rien ne s'achève Et que le ciel existe au seuil bleu défendu ...
Source : Gallica

Gabrielle Gorjat Rose, ma belle amie (1983)

Mais il est d'autres fleurs que la rose divine ... Dans les matins d'argent, dans les soirs de velours, Leur parfum s'est enfui, pourtant il se devine.
Le printemps est fané, les arbres ont pleuré Tout l'or de leur automne et l'espoir et la joie ... Maintenant c'est l'hiver dans le jardin moiré Par le gel et le givre où le couchant flamboie !
Bientôt viendra l'instant d'oublier le passé,
De quitter ta maison, la tendresse et son rêve ... Il faudra, dépouillé de ton cœur angoissé,
T'en aller bien plus loin que l'existence brève !
Source : Gallica

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