Francis Vielé-Griffin

Francis Vielé-Griffin

Résumé

Portrait de Francis Vielé-Griffin Francis Vielé-Griffin Les Cygnes, nouveaux poèmes (1890-91… (1892)

Le chant que tous entendent dans leur rêve De nuit, en nuit,
El quand vint le soleil, hors la mer, vers la grève Ouvrant grandes ses ailes au baiser vermeil Il s'engloutit, avec la fleur, dans le soleil...
Voici, les yeux baissés, je marche et songe et t'aime; La moire impolluée est tienne en droit d'amour Et la couronne est tienne encore, pour maint jour ; Mais la Fleur de Joie interdite est suprême,
Et c'est d'elle que parlent ces poèmes.
Source : Gallica

Portrait de Francis Vielé-Griffin Francis Vielé-Griffin Les Cygnes, nouveaux poèmes (1890-91… (1892)

Mélodieusement doux, comme des vallées Monte, à l'aube idyllique, un rêve de sanglots ; Doux ainsi que, rumeurs des oublis et des flots, La nuit s'apaise au loin des mers d'ombres dallées, El si doux que se tait le heurt de leurs mêlées Et que toute âme écoute, assise, et les yeux clos, — Entends-tu l'hosanna d'hymnes inégalées?
Eparse en toi sens-tu l'aurore de demain, Sang de gloire, affluer au coeur qui bat ta vie ? Tendu vers toi de l'ombre où ton espoir dévie Sens-tu le pommeau froid d'un glaive dans ta main?
Source : Gallica

Portrait de Francis Vielé-Griffin Francis Vielé-Griffin Les Cygnes, nouveaux poèmes (1890-91… (1892)

Un ruisseau roule un rêve en son rire, Une araignée en les roseaux file, Un oiseau se mire ;
Sous ma forêt de Mai fleure tout chèvrefeuille, Le soleil goutte en or par l'ombre grasse, Un chevreuil bruit dans les feuilles qu'il cueille, La brise en la frise des bouleaux passe, De feuille en feuille ;
Par ma plaine de Mai toute herbe s'argente, Le soleil y luit comme au jeu des épées, Une abeille vibre aux muguets de la sente Des hautes fleurs vers le ru groupées, La brise en la frise des frênes chante...
Source : Gallica

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