Charles Desmaze

Résumé

Charles Desmaze Rimes sans raison (1882)

Sans teindre ses cheveux ni maquiller ses traits. J'ai moi-même souvent, le plus souvent possible, Goûté le charme exquis de promener la main Dans les cheveux dorés d'une blonde sensible : Mais tout plaisir trouve une fin. Lassé, je demande autre chose : Accusez-moi d'être inconstant ; Si c'est un défaut honteux, j'ose Le reconnaître... en protestant. Quoi ! le mets le plus délectable Devient insupportable au goût, Mis chaque jour sur notre table, Et l'on veut qu'en amour le menu soit partout Immuable !... Eh bien! moi, je dis d'une voix fière J'ai le coeur comme le palais
Source : Gallica

Charles Desmaze Rimes sans raison (1882)

Qu'elle a douce et charmante mine, Frais visage et jolis appas, Vertu fière et grâce mutine, La femme que l'on n'a pas !
Avec quelle ardeur inquiète On la croit, en suivant ses-pas, A la fois tendre et peu coquette, La femme que l'on n'a pas !
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Tout nous dit que son coeur fidèle Attend, en poussant des « hélas ! » Notre amour seul... C'est la plus belle, La femme que l'on n'a pas !
Source : Gallica

Charles Desmaze Rimes sans raison (1882)

Ainsi la gente demoiselle S'éveille au matin d'un beau jour, Aspirant une ardeur nouvelle Aux rayons du soleil d'amour; Le coeur bat et la bouche rose Parle d'avenir et sourit : L'amour fuit et, comme la rose, L'enfant pleure son teint flétri !
Source : Gallica

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