Henry Bauquier

Résumé

Henry Bauquier Croquis et réflexions : poésies (1898)

Le printemps d'un baiser a fécondé la terre, La nature endormie a soudain tressailli, Et tout être vivant, par un tendre mystère, A le coeur entr'ouvert et l'amour en jaillit.
Aux vallons que la pluie a rafraichi la veille Le soleil donne à flots ses bienfaisants rayons ; La fleur donne son suc savoureux à l'abeille Et ses baisers d'amour aux brillants papillons.
Source : Gallica

Henry Bauquier Croquis et réflexions : poésies (1898)

Aux heures d'or de l'amour, En ton coeur lorsque complète L'ivresse d'aimer accourt, A quoi songes-tu, poète ?
— Je songe au proche avenir Où, blêmi, le front se ride, Et je vois nos corps pourrir Au sein de la terre humide.
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Pessimisme
Mon amour, oh ! vois-tu, glaciale raison,
Comme la fleur de Mai qui, fraîche, vient d'éclore
Embaumera ma vie avec sa floraison.
— Les roses, pauvre fou, ne durent qu'une aurore.
— Mon amour est pareil à l'infini des cieux Enveloppant le inonde, et ma vie est en fête Enveloppée ainsi d'un charme radieux.
Source : Gallica

Henry Bauquier Croquis et réflexions : poésies (1898)

Où le long des sombres allées, On entend, le soir, les aveux Qu'échangent, lèvres emmêllées, De jeunes couples amoureux.
Et dans cet étrange contraste, De la chanson près du tombeau, Et dans le combat, craint néfaste, Du néant et du renouveau,
C'est toujours l'amour et la joie Que l'on sent dominer, plus forts, Et c'est pour l'âme au spleen en proie Le suprême des réconforts.
Source : Gallica

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