Victor Hugo,
Les Chansons d'avril, poésies
(1891)
“ C'est tout un printemps enchanté, Antonia, la jeune et belle! A son front est fleur de Beauté, Sur sa bouche fleur de Gaîté, Et fleur d'Amour dans sa prunelle. Cordoue a des abris charmants, Où la danse s'anime et vole; Cordoue a des abris charmants, Où la jeunesse vive et folle S'égrène par couples d'amants. Moi, j'allais seul sous la charmille. Bien triste et pourtant l'air moqueur, Je suivais quelque jeune fille : Toujours celle dont la mantille M'effleurait le bras ou le cœur. Mais de loin, à travers la fête, Venu d'un groupe harmonieux, Un regard me cherche, et s'arrête. ”
