Michel Pallas, Les éphémères (1844)
“ Pour te voir dans ta grâce Suivre partout ta trace C'est le bonheur. Comme la jeune Aurore D'un regard fait éclore La fleur des champs ; Ainsi ton frais sourire Me ranime et m'inspire De nouveaux chants. Ma muse rajeunie Retrouve son génie Ses chants d'amour ; L'espérance exilée Dans mon âme isolée Est de retour. Auprès de toi j'oublie Et ma mélancolie Et mes regrets ; Ta main habile et sûre A fermé la blessure Dont je souffrais. Pour ce bienfait, mon ange, Je ne puis, en échange, Qu'offrir ma foi ; Toi, que mon cœur envie, Prends mon cœur, prends ma vie , Tout est à toi. ”
