Résumé

Georges Rebuffat Toute la vie : les voluptés, les amours… (1891)

La charité n'est point une orgueilleuse aumône, C'est l'amour du prochain, et non de l'indigent; C'est le cœur qui s'immole, et non la main qui donne; C'est l'offre de nous-même, et non de notre argent.
C'est ne dire jamais aucun mal de personne, C'est être pour autrui serviable, indulgent, C'est souffrir dans ses maux, frémir quand il frissonne, C'est compatir enfin à son sort affligeant.
Douce espérance et foi sublime, vertus saintes, Vous n'êtes sans l'amour que des flammes éteintes, Il vous faut ce reflet de Dieu : la charité.
Source : Gallica

Georges Rebuffat Toute la vie : les voluptés, les amours… (1891)

Il s'arrête. Un sourire amer plisse sa lèvre, Son cœur bat, et sa main, que dévore la fièvre, Se pose avec amour sur l'instrument aimé.
Mais son mal endormi plus vif s'est ranimé ; Son angoisse assoupie en un calme illusoire Se réveille plus forte aux accords de l'ivoire.
Alors ce patient, ce damné, ce martyr, S'abîmant tout entier dans son noir souvenir, Sous ses doigts convulsés d'une invincible flamme, Épancha lentement les peines de son âme, Et celui qui, longtemps, pour gémir, s'était tu, De ses larmes de feu fit un Pie Jesu.
Source : Gallica

Georges Rebuffat Toute la vie : les voluptés, les amours… (1891)

Dans le saint repentir tout entier abîmé, Vers toi je pleure, ainsi que jadis Madeleine, Comme elle j'ai péché, comme elle bien aimé, Comme elle sauve-moi de l'éternelle peine!
Pécheur invétéré, je retourne au bercail, Qui m'offre, avec la paix, son abri tutélaire, Et je veux m'y vouer à l'austère travail Qui porte seul, au ciel, un précieux salaire.
Au flot du pur amour je tremperai mon cœur, Renonçant aux transports des décevantes joies, Du joug des passions je me rendrai vainqueur, Pour marcher affranchi dans les paisibles voies.
Source : Gallica

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