Édouard Turquety

Résumé

Édouard Turquety Fleurs à Marie, par Édouard Turquety (1845)

Mi ! tant d'aveuglement inspire la tristesse, Et le cœur saigne d'y penser.
Séduits par la voix des faux sages, Trompés par des dogmes nouveaux, Ils quittent le soleil pour de pâles flambeaux, Et le calme du cœur pour d'éternels orages.
Le monde leur sourit; la volupté, l'orgueil Occupent tour à tour leur existence entière, Et si l'éclair du ciel dessille leur paupière, C'est à quelques pas du cercueil.
Pauvres humains ! frêle existence Qui se perd d'erreur en erreur !
Navire tourmenté par les flots en fureur, Qui ne te plaindrait pas sur cette mer immense ?
Source : Gallica

Édouard Turquety Fleurs à Marie, par Édouard Turquety (1845)

Quel luth ne se romprait de crainte et d'impuissance En murmurant votre seul nom?
Et pourtant il le faut. — 0 prodige ! ô mystère Qui nous confond par sa grandeur !
0 Vierge ! vous aimez les hymnes de la terre Quand ils sortent du fond du cœur ; Et pendant que là-haut des légions d'archanges Sèment de cieux en cieux leurs concerts triomphans , Vous, vous prêtez l'oreille aux plus humbles louanges Du plus obscur de vos enfans !
Ah ! que n'ai-je une lyre Pour chanter le seul bien Dont la beauté m'inspire !
Pourquoi l'âme en délire Ne peut-elle décrire Ce qu'elle sent si bien !
Source : Gallica

Édouard Turquety Fleurs à Marie, par Édouard Turquety (1845)

En quelque lieu qu'un sort plein d'ombre Nous traîne sur ce globe sombre Où l'homme est un roseau perdu, Nous crions le nom de Marie, Et le soleil de la patrie Jette un éclair inattendu.
Le nautonnier dans sa misère Vous nomme à travers l'ouragan, Comme l'habitant de la terre, La terre, hélas! autre océan.
De tous les côtés le flot gronde ; Que ce soit la mer ou le monde, Vierge ! les écueils sont certains ; Oh! sans vous et sans vos promesses
A qui dirions-nous nos tristesses, Vers qui lèverions-nous nos mains ?
Source : Gallica

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