Édouard Turquety, Fleurs à Marie, par Édouard Turquety (1845)
“ Mi ! tant d'aveuglement inspire la tristesse, Et le cœur saigne d'y penser. Séduits par la voix des faux sages, Trompés par des dogmes nouveaux, Ils quittent le soleil pour de pâles flambeaux, Et le calme du cœur pour d'éternels orages. Le monde leur sourit; la volupté, l'orgueil Occupent tour à tour leur existence entière, Et si l'éclair du ciel dessille leur paupière, C'est à quelques pas du cercueil. Pauvres humains ! frêle existence Qui se perd d'erreur en erreur ! Navire tourmenté par les flots en fureur, Qui ne te plaindrait pas sur cette mer immense ? ”
