Pierre Berrisset, Baisers et morsures (1889)
“ Je t'aime !. car ta voix est la voix de mon âme, Car ton cœur est l'autel où j'ai brûlé mon cœur, Et tes baisers de feu, comme un divin dictame, Ont réchauffé ma lèvre et chassé ma douleur. Je t'aime!. car l'amour a des voluptés saintes: Spasmes, soupirs divins qu'on ne peut oublier. Oh ! viens ! je veux encor, dans les mêmes étreintes, Sentir ton corps charmant se tordre et se plier. Je t'aime!. oh! je voudrais, quand le soir tend ses voiles, Quand l'Océan gémit son chant plaintif et doux, Sous le rayonnement amoureux des étoiles, Comme un enfant craintif me mettre à tes genoux. ”
