Pierre Berrisset

Résumé

Pierre Berrisset Baisers et morsures (1889)

Je t'aime !. car ta voix est la voix de mon âme, Car ton cœur est l'autel où j'ai brûlé mon cœur, Et tes baisers de feu, comme un divin dictame, Ont réchauffé ma lèvre et chassé ma douleur.
Je t'aime!. car l'amour a des voluptés saintes:
Spasmes, soupirs divins qu'on ne peut oublier.
Oh ! viens ! je veux encor, dans les mêmes étreintes, Sentir ton corps charmant se tordre et se plier.
Je t'aime!. oh! je voudrais, quand le soir tend ses voiles, Quand l'Océan gémit son chant plaintif et doux, Sous le rayonnement amoureux des étoiles, Comme un enfant craintif me mettre à tes genoux.
Source : Gallica

Pierre Berrisset Baisers et morsures (1889)

Puis ton sein se gonfle et ton cœur soupire, Livre où j'aime à lire Ainsi, bien souvent.
Oh ! pour moi, vois-tu, toute larme, enfant, Toute larme, enfant, vaut mieux qu'un sourire.
Lorsque chaque soir ton doigt blanc déchaîne Tes cheveux d'ébène, Beau flot parfumé ; Et que, tout saisi d'un frisson de fièvre, Je mets sur ta lèvre
Ce baiser aimé, Tes larmes, enfant, partent mieux de l'âme Qu'un sourire infâme : L'amour le défend.
Une larme, enfant, sait beaucoup nous dire; Le sourire est pire Qu'un mot insolent.
Source : Gallica

Pierre Berrisset Baisers et morsures (1889)

Nous reverrions encor l'étroit sentier désert Où nous sommes venus. C'était un jour de fête : Les cloches nous jetaient leurs chants joyeux dans l'air.
T'en souviens-tu, dis-moi, ma pauvre Mariette ?
Humbles rêves d'amour, qu'êtes-vous devenus ?
Un jour vient, l'autre fuit, tout passe, et l'on regrette La jeunesse envolée et les plaisirs perdus : Le temps marche toujours, ma pauvre Mariette !
Et quand, las d'espérer et las d'avoir souffert, Les baisers ont pâli sur la lèvre muette; Quand au rire joyeux succède un rire amer, Oh ! le bonheur est loin, ma pauvre Mariette !.
Source : Gallica

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