Georges Gourdon, Les pervenches (Édition elzévirienne… (1879)
“ A l'heure des adieux, à l'heure de l'extase, Quand elle m'accordait un suprême baiser, Que n'ai-je de bonheur vu mon cœur se briser Comme on voit le trop-plein faire éclater le vase ! Sous les grands marronniers odorants et touffus Qui longent sa maison, oh ! quand la reverrai-je ? Déjà deux fois les bois ont blanchi sous la neige. Mais pour moi les printemps ne sont point revenus. Comme une veuve en pleurs assise sur la grève Suit la voile qui part en emportant son cœur, J'attends, loin du pays cloué par le malheur, Et de plus en plus loin je vois s'enfuir mon rêve. ”
