Moïse Joseph Marsile

Résumé

Moïse Joseph Marsile Liola ou Légende Indienne

Comme en un lac d’azur, sur ses traits se reflète
Le calme de la mort ou de l’éternité !
Son corps est immobile ; aux choses de la terre
Ses yeux sont fermés ; et tout ce qu’éveillé
Il rêva tant de fois, ô ravissant mystère !
Son regard l’entrevoit, joyeux, émerveillé.
Jacob, en son sommeil, d’une échelle de flamme,
Vit des anges du ciel descendre en souriant :
Et, lui, maintenant sent, libre, heureuse, son âme
Monter vers l’idéal, tel que de l’orient,
Le soleil monte au ciel où son disque s’embrase.
Douce ivresse du rêve ! ô bonheur du sommeil !
C’est le repos du corps
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Moïse Joseph Marsile Liola ou Légende Indienne

Et m’en séparer, dis, la mort le pourra-t-elle ? »
« Non ! Lionel, jamais ! Mon cœur aussi le sent, »
S’écriait Liola, « comme ta foi l’assure.
Je n’hésiterai plus : ton Dieu sera mon Dieu !
De mon âme, ta main lavera la souillure.
Avant que de mourir — ah ! je t’en fais l’aveu
À cette heure suprême — il faut que je devienne
Par l’eau digne de toi, digne du Créateur.
C’en est fait, Lionel, tu me verras chrétienne,
Et nous ne ferons qu’un par l’esprit et le cœur ! »
De tant d’émotions leurs âmes étaient lasses.
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Moïse Joseph Marsile Liola ou Légende Indienne

La terre disparaît : tout ce qui naît et change,
Et meurt avec le jour. Pour eux le temps n’est plus
Et, s’envolant aux lieux des plaisirs sans mélange,
Ils laissent de la chair les langes superflus :
C’est la fin des soupirs ! c’est la noce éternelle !
Comme l’insecte d’or par la brise emporté,
L’amour en ses élans les soutient sur son aile :
C’est la vie et la joie et pour l’éternité !
Pourraient-ils regretter ce qu’ici-bas s’altère ?
Le bonheur, c’est la fleur, au parfum immortel,
Dont le tendre bouton s’entr’ouvre sur la terre,
Mais ne s’épanouit qu’au souffle pur du ciel !
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