Léon Magnier

Résumé

Léon Magnier Fleurs des champs : poésies (1840)

Prenez-vous donc plaisir, avec vos mains èruelles, Comme à la mouche, hélas ! à marracher. les aîles ?
Laissez-moi donc, vous dis-je, oh ! vous êtes méchants !
Laissez, où la colère inspirera mes chants !
Que vous devriez bien garder votre pensée Et ne pas la jeter à toute âme affaissée, Qui dans le doute au moins conserve encor l'espoir !
Mais Fourier nous relève et sait nous émouvoir, L'univers, l'infini, pour lui n'ont pas de voiles.
Qu'il plane sur la terre ou parmi les étoiles, La nature est un livre où son cœur inspiré Et pour nous plein d'amour, trouve un texte sacré.
Source : Gallica

Léon Magnier Fleurs des champs : poésies (1840)

Si pour autrui mon cœur cesse d'être indulgent, Si je suis sans pitié , sans or pour l'indigent, Pour le malheur qui souffre ;
Si j'ai perdu l'amour de la divinité, Si je ne cherche plus partout la vérité Au milieu de ses langes ; Si j'attribue à l'homme un mal que seul produit L'ordre civilisé que le préjugé suit, Lui chantant des louanges ;
C'est qu'au poète, hélas , il faudrait un appui Qui soutint son courage en dissipant l'ennui Et le désespoir blême ; C'est qu'il faut au poète un souffle inspirateur, L'amour, ce doux foyer, un ange protecteur, Une femme qui l'aime.
Source : Gallica

Léon Magnier Fleurs des champs : poésies (1840)

Pourtant — si l'on veut faire Le bien avec mystère — (Car le bien qu'on sait taire Est doux au souvenir) , y
Une suave joie Dans l'âme se déploie , En douce extase noie L'ennui de l'avenir.
Pourtant — l'amitié tendre Des cieux daigne descendre, Amis ! pour nous défendre, Ange consolateur.
L'amour, divine flamme, Non l'amour que l'on blâme , Mais l'amour pur de l'âme, N'est-ce pas le bonheur !
De là douce harmonie La puissance infinie Aux cieux, comme un génie, Peut m'enlever rêvant ; Jamais ne lui résiste Vibrante âme d'artiste,
Et le bonheur existe Pour qui rêve souvent.
Source : Gallica

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