Armand Silvestre,
Les Ailes d’or
“ La douceur de ses yeux, la pâleur de son front. Souvent le mal d’aimer survit au bien de croire : Comme au plaisir notre âme est fidèle à l’affront. Non ! rien n’est mort pour moi des cruelles délices Que verse à mes regards son être de clarté. Le poison souille-t-il l’or sacré des calices ? C’est d’un métal plus pur qu’est faite la beauté. À l’encens que le prêtre aux pieds du Dieu balance Mon désir sans espoir et sans plainte est pareil : Car j’ai fait mon orgueil d’adorer en silence Ce soleil dont mon sang teint le couchant vermeil ! ”
