Marc Monnier,
Poésies de Marc-Monnier (2e édition…
(1878)
“ Quand l'homme est prudent au conseil, Rude au labeur que Dieu seconde. Salut à la saison féconde Des longs jours et du plein soleil! L'innocence est chose éphémère ; Au foyer j'admire d'abord Non la couchette où l'enfant dort, Mais la chaise où veille sa mère. Celui que j'aime au camp n'est pas Le conscrit, n'est point l'invalide, C'est le soldat au corps solide Qui va d'un pied sûr à grands pas, Qui ne fléchit pas sous l'armure; C'est le cœur généreux et droit Qui veut et peut tout ce qu'il doit, L'âme encor jeune et déjà mûre, Sachant la joie et la douleur, Ardente encore et déjà forte. ”
