E. Péveril, Poésies nouvelles (1872)
“ Pour mieux entendre et voir, dis au flot qu'il se taise, Aux étoiles dis de briller; La nuit est noire encor, mais, pour nous complaisante, La lune au ciel se lève et sur l'eau qui s'argente Je vois ses rayons scintiller. Et maintenant regarde : un vaisseau,comme une ombre Passe devant nos yeux; Et le vent nous apporte, à travers la nuit sombre, L'écho d'un chant joyeux. Sous ses rideaux, dis-tu, ta maîtresse repose, Et sous son cou de cygne est replié son bras ; Ton nom, ton nom qu'elle aime, est par sa lèvre rose, En songe prononcé tout bas. Pauvre illusionné, tu le crois, n'est-ce pas ? ”
