Eugène Noël,
La Vie des fleurs
(1859)
“ Après le calice vient la corolle ou couche nuptiale. Formée des plus riches tentures, la corolle est la joie de la plante; c'est d'elle que la plante est fière, et l'herbe la plus humble se sent, par sa corolle, fille aimée de la nature entière. La corolle des fleurs, bâtie de mille manières, ressemble tantôt à un dais somptueux que vous croiriez le travail des fées, tantôt à une nacelle aérienne où les époux sont balancés, durant leurs jeux, par un sylphe invisible. La nature a déployé là toute sa magnificence ”
