Résumé

Portrait de Hermann Christ Hermann Christ La flore de la Suisse et ses origines (1883)

En été, l'arbre est garni de son feuillage du plus beau vert et son aspect général ne diffère pas absolument de celui du sapin; mais en hiver et même encore au printemps, quand la neige a cessé de recouvrir la terre et que le mélèze est dépouillé de ses feuilles, il donne au paysage quelque chose de si triste et de si mort que l'on en croit à peine ses yeux. La vallée, si verdoyante en été, paraît nue et sans forêt, car le branchage du mélèze est si ténu, et la couleur en est si pâle et si jaunâtre que les arbres se distinguent à peine sur le sol brunâtre de la forêt.
Source : Gallica

Portrait de Hermann Christ Hermann Christ La flore de la Suisse et ses origines (1883)

Rien n'est plus magnifique que cette teinte d'émeraude, si fraîche et si délicate, que prend la région alpine vers la mi-juin. A peine la neige a-t-elle disparu des replis et des vallons innombrables de nos hautes Alpes, grâce aux rayons d'un soleil plus ardent, qu'on les voit resplendir de la plus belle verdure, rehaussée de cet éclat magique qui environne les grands sommets et colore si admirablement même les rochers et les amas de neige.
Source : Gallica

Portrait de Hermann Christ Hermann Christ La flore de la Suisse et ses origines (1883)

Sa feuille, la plus grande de celles de nos arbres, est fortement dentée et a quelque chose de coriace qui rappelle déjà les arbres toujours verts de la zone méditerranéenne; et pourtant il n'est pas de verdure qui soit plus savoureuse et plus riche. Quand le soleil y pénètre, on dirait un ruissellement d'or et d'émeraude. A la beauté de son feuillage vient s'ajouter celle de ses bouquets de fleurs. Aussi délicates que celles du Spiroea Aruncus, elles donnent à la forêt quelque chose d'éthéré et de féerique : l'ombrage du châtaignier est
profond et mystérieux.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature