Résumé

Contribution à l'étude du peuplement des hautes montagnes (1928)

Je pense aussi que le peuplement des montagnes en espèces étrangères s'est effectué à des époques où il y avait des places libres étendues, ce qui permettait l'occupation du sol par les espèces étrangères dont les graines étaient apportées par des moyens divers ; les épanchements volcaniques ou les soulèvements des hautes montagnes amenaient la destruction entière ou partielle de la végétation, parfois le changement de climat créait aussi des places libres.
Source : Gallica

Contribution à l'étude du peuplement des hautes montagnes (1928)

Notre ignorance est absolue, et il ne semble pas qu'elle puisse jamais cesser. Nous sommes réduits à des raisonnements par analogie, à des conjectures, logiques, sans doute, mais malheureusement sans vérification possible.
Deux types nous paraissent pouvoir être rapportés à cette faune primitive ; ce sont deux types manifestement archaïques, et ayant tous deux une vaste dispersion géographique dans toutes les montagnes de l'ancien monde : ce sont le Gypaète et le Cincle. Leurs habitudes leur permettent de résister à l'hiver en montagne.
Source : Gallica

Contribution à l'étude du peuplement des hautes montagnes (1928)

L'orientation et la disposition des versants sont tels que l'influence glaciaire a dû s'exercer avec moins de rigueur sur le versant français. On pourrait s'attendre à ce que les massifs de refuge et la concentration maximum des formes locales et des relicta se trouve sur notre versant. Il n'en est rien cependant : un grand nombre d'espèces locales, et non des moins intéressantes, ont leur aire principale de dispersion sur le versant italien, d'où elles ne pénètrent sur le versant sud-ouest que par un petit nombre de points et sur une faible profondeur.
Source : Gallica

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