Résumé

Oswald Heer Le Monde primitif de la Suisse… (1872)

Notre regard qui plonge dans l'azur du lac de Constance est arrêté au sud par de hautes montagnes ; en nous tournant au nord, nous pouvons contempler une vaste plaine doucement ondulée du milieu de laquelle s'élèvent les cônes volcaniques du Hohgau. Devant nous, s'étale un riche tableau rempli de vie et ennobli par l'industrie humaine, tandis que le sol que nous foulons renferme l'image d'un monde passé bien plus riche encore, et qu'il nous est donné de pouvoir admirer.
Source : Gallica

Oswald Heer Le Monde primitif de la Suisse… (1872)

Les masses de plantes et d'animaux de tous les âges géologiques que nous ont conservées les dépôts de la terre ferme, renversent cette théorie. Les vastes gisements de houille, ainsi que les dépôts de lignite, si abondants dans tant de localités, et les innombrables formations lacustres d'Europe remplies de restes organiques, nous ont conservé l'ancien sol de la terre ferme. Nous y trouvons, par exemple, pour la mollasse de la Suisse, l'histoire non interrompue de la flore et de la faune de cette époque, de sorte qu'une période glaciaire ne saurait y être intercalée.
Source : Gallica

Oswald Heer Le Monde primitif de la Suisse… (1872)

Si nous jetons un regard plus en arrière sur les formations du flysch et du nummulitique, sur l'époque crétacée ou la mer jurassique, sur les dépôts triasiques et carbonifères, sur les roches de transition et sur les temps primitifs où la terre était vide et déserte, notre esprit sera frappé de tableaux toujours plus étranges, et nous renonçons à calculer le nombre des années qui exprimerait la durée de ces époques, de même que nous y avons renoncé pour le firmament où les étoiles succèdent aux étoiles à des distances infinies.
Source : Gallica

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