Alexandre Acloque, Sous les flots (1911)
“ Les piquants aident aussi à ces déplacements, mais faiblement. Muni de tentacules sur toutes les parties de son corps, l'oursin peut voyager aussi bien sur le dos que sur le ventre. Parfois l'allure est celle d'une boule épineuse qui roulerait sur elle-même. Que de fois j'ai assisté à ce curieux spectacle d'un oursin marchant sur le sable uni ! Supposons l'animal au repos, tous ses piquants immobiles, tous ses tentacules retirés dans la coque. Quelques-uns de ceux-ci commencent à sortir, s'allongent, prudemment tâtent le terrain tout autour; d'autres se montrent à leur tour. ”
