Gaston Tissandier

Élements biographiques

Portrait de Gaston Tissandier Gaston Tissandier,  En ballon! Pendant le siege de Paris

“ Seul du haut des airs, il contemple l'étendue de l'Océan où fatalement il doit descendre. Il compte les sacs de lest, et ne les sacrifie qu'avec une parcimonie scrupuleuse. Chaque poignée de sable qu'il lance est un peu de sa vie qui s'en va.—Il arrive, ce moment suprême, où tout est jeté par dessus bord! Le ballon descend, se rapproche du gouffre immense!... La nacelle se heurte sur la cime des vagues, elle n'enfonce pas, elle glisse à la surface des flots, entraînée par le globe aérien, qui se creuse comme une grande voile! ”
Source : Gutenberg

Portrait de Gaston Tissandier Gaston Tissandier,  Les merveilles de la photographie (1874)

“ Dans l'exécution de ses toiles, Daguerre emploie constamment la chambre noire ; il s'efforce de reproduire fidèlement l'image si vive que la lumière retrace sur un écran après avoir filtré dans le cristal d'une lentille, mais il sent que son art est impuissant à copier un tel modèle, que son génie se heurtera en vain contre des obstacles que nul peintre ne peut surmonter. La chambre noire lui donne la nature prise au vif et sur le fait ; c'est la vie, c'est la vérité, c'est la couleur qu'il contemple chaque jour sur son écran. ”
Source : Gallica

Portrait de Gaston Tissandier Gaston Tissandier,  La Nature - Revue des sciences

“ À terre, le brouillard compacte était assez épais pour masquer la vue d’un homme à 200 mètres ; en s’élevant dans la nacelle du Captif, on dominait ce banc inférieur de brume ; vu d’en haut, il ressemblait à un immense plateau de neige ; le soleil s’y reflétait avec intensité ; çà et là sa surface mamelonnée y dessinait des ombres gigantesques d’un effet saisissant. L’ombre du ballon lui-même se découpait sur la nappe blanche de cette brume. Le banc de brouillard n’avait pas une épaisseur de plus de 220 mètres, la couche d’air qui le dominait était très-chaude. ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature