Gaston Tissandier,
Causeries d'un savant (9e édition complètement revue et mise à jour par Daniel Bellet…
(1910)
“ C'est à l'air, plus qu'à l'Océan, que le marin confie sa vie et sa fortune; c'est à l'air que l'agriculteur demande la pluie ou la chaleur, et c'est l'air que le médecin accuse dans les épidémies. Nulle science n'est plus utile, et,nulle science n'a été plus négligée que celle de l'atmosphère, puisque, pendant des siècles, l'homme est allé jusqu'à se demander si l'air existait réellement. L'imagination et le bon sens populaire ont toujours fait justice de ces hésitations d'une science à son enfance, en peuplant les flols aériens de divinités charmantes. ”
